Septembre-1945

1er septembre

Je n’ai pas rempli mon programme de la semaine. Je comptais terminer Michel-Ange et le bas-relief Pandore[1]. Pour Pandore si ce n’est pas terminé, il ne s’en faut guère. Mais pour Michel-Ange j’ai pataugé. Le profile droit n’allait pas. J'ai dû reprendre un peu tout. Retard d'une quinzaine! Hâte d'en finir! Hâte de me consacrer entièrement à la porte[2]. Je mènerai deux panneaux de front. Aussitôt M[ichel-Ange] fini, je commencerai un des grands, sans doute, l'Holocauste et l'Alceste ressuscitée. Je me débarrasse des un peu moins intéressants. Si j'ai la santé de tout mener comme Pandore ce sera un grand morceau que cette porte.

2 septembre

Choix des photos pour Jacques Baschet.

3 septembre

Pour faire une bonne chose, quelle volonté il faut!

Dans le Figaro de ce matin un mauvais article de Mauriac, qui a pour titre "Au pied du mur". C'est supérieur, vaniteux au fond, sous son allure bonhomme. Si on ne s'intéresse pas aux élections, alors quel moyen de manifester sa volonté pour un peuple? Mauriac, c'est un démolisseur comme un autre. Et peut-être aussi un flatteur comme un autre. Il envoie un coup de patte à Herriot. Et il fait comme Herriot. Il a beau jeu puisque Herriot, paraît-il, vise l'Académie française.

Nous réinstallons complètement la maison, raccrochons les tableaux, j'en ai de très bons mais aussi quelques faux. Qui n'a pas de faux tableaux!

4 septembre

Durant la guerre, les aviateurs français, faits prisonniers par les Allemands, échappés, réfugiés en Russie, emprisonnés, relâchés furent finalement transportés en Angleterre. L'Ambassadeur de Russie en France, Malakoff demande à les voir. Il vient de Paris exprès à Londres. C'était pour leur dire, comme ils avaient vu pas mal de choses sinistres en Russie, de ne pas parler de ce qu'ils avaient vu. Parler peut avoir de très graves conséquences pour le bavard, leur dit-il. L'entrevue avait cet unique objet. Malakoff rendit visite au général de Gaulle pour lui dire la même chose.

Voilà les incidents qui commencent. De Gaulle refusant de recevoir Jouhaux, délégué pour tous les partis de gauche, à propos du système électoral établi par la Constituante; surgit une violente tension politique. Mon caractère fait je n'approuve pas l'attitude en ceci du général. J'en comprends les raisons. Mais ce n'est pas le moment où l'on ne parle que de démocratie qu'il faut agir ainsi avec l'ensemble des partis de gauche, qui représentent l'énorme majorité du pays. Voilà un bel aliment aux adversaires du général. Et voilà le commencement de l'agitation qui durera jusqu'à la promulgation de la nouvelle constitution. De Gaulle a fait ce soir un assez bon discours. Mais c'est une erreur d'attribuer à la IIIe République la défaite de 1940. L'Angleterre aussi perdit cette première bataille. Et l'Amérique aussi perdit la première bataille de sa guerre japonaise. Non. Plus je réfléchis, moins il y a à reprocher à la IIIe République. Je suis de plus en plus soixante-quinziste[3]. Je suis même instabilitionniste! Il ne faut pas qu'un gouvernement se sente trop tabou. Les abus de la stabilité sont plus graves que ceux de l'instabilité.

Je ne suis pas content de Ladis[4] ce soir. Quelle tristesse pour nous. Mais lui est magnifique de sérénité. Prêt à tout, sans plainte, sans regrets manifestes. Et voilà un an que Jeannot[5] est mort.

5 septembre

Fin de journée, je vais chez Beltram-Massés. Il est installé sur son petit perron, au milieu de ces petites poules japonaises ou chinoises, dont l'une, une blanche, est une fort curieuse bête, pour nous. Son bec est noir. Elle a une crête de plumes, un peu comme les perroquets. Ses plumes très longues, très fines tombent comme des poils. Presque pas de queue et tombante, comme presque tous les animaux sauvages. Pattes noires. Il n'est toujours pas en bonne santé. Il est bien inquiétant. Il se remet quand même au travail et me montre un très beau portrait du général de Marguerite, colonel Lisset dans la dissidence. Il manque un rien à tout ce portrait, pour qu'il soit de tout premier plan. Artiste presque trop doué. Il a conservé une grande étude du nu qu'il faisait à 14 ans. C'est étonnant. Doué comme Chassériau. Peut-être trop de goût des jouissances. Trop de besoin d'argent? Nous parlons de la question intérieure espagnole. L'Espagne va vers une monarchie. Il me parle ensuite d'un grand projet de monument pour Zurich, pour l'inventeur Juncker. C'est une famille suisse, nullement allemande. Une branche serait devenue hollandaise.

7 septembre

On est très agité par l'incident Jouhaux-de Gaulle. Je crois que le général a été maladroit. Tout geste pouvant être interprété comme acte de pouvoir autoritaire, personnel et un projectile donné aux extrémistes de gauche. Mais, comme je ne comprends rien à cette histoire de découpage de circonscriptions, je n'ai guère d'avis sur le fond. On doit penser cependant que dans une région démocratique, la volonté d'une masse aussi importante que la majorité de la C.G.T. ne peut être considérée comme nulle. L'habitude d'autorité d'un militaire est peut-être dangereuse sur un terrain de manœuvre comme la politique sociale. Là il faut surtout de la souplesse. Voir Léon Blum.

8 septembre

Réception chez les Langeron. Naturellement l'affaire Jouhaux-de Gaulle est l'objet des conversations, en même temps que la constitution, la constituante, etc. M. Pissoneau directeur actuel de l'Époque, me dit que Léon Blum ne se présentera pas. Paul Raynaud lui, se croit l'homme de l'avenir. L'attitude de Herriot stupéfie. D'une manière générale, on considérera le parti radical comme coulé.

À dîner, Domergue, qui admire ma collection de tableaux. Nous les avons installés, du moins une partie, dans la salle à manger et le salon. Il y en a de remarquables. Il nous dit, comme toujours, des mots. On dit : "Pétain a été condamné pour intelligence avec l'ennemi. De Gaulle le sera pour inintelligence avec les Alliés."

9 septembre

La semaine a été très bonne pour le travail. J'ai considérablement avancé Michel-Ange, que j'ai rétabli dans son allure. Il n'y a plus qu'à finir. À présent ça ira vite. La frise Pandore[6] est pour ainsi dire terminée, et d'exécution très soignée. Y travaillant je me félicite d'avoir commencé par ces parties méticuleuses. Je ne les aurais pas aussi soignées si je les avais réservés pour la fin. Le groupe du Père Lachaise[7] prend aussi belle allure. Sans cesser de penser à la "France" (chryséléphantine). Je précise en croquis la seconde frise "des Malédictions". Celle de la Bible. C'est plus sérieux encore, comme malédiction que l'affaire Pandore! Pandore ça apparaît un peu comme une très mauvaise blague faite aux hommes par les Dieux, pour se venger de Prométhée. Mais Dieu, Jéhovah dans la Genèse, écrasait l'humanité sous une double, triple malédiction. Il maudit une première fois Adam et la terre en même temps. Puis il maudit Caïn et encore fois la terre "pour avoir bu le sang d'Abel". La frise Pandore montre Pandore entourée des Parques et des maux des êtres vivants c'est-à-dire les maladies, la vieillesse, les épidémies, la mort. La frise Jéhovah montre les maux déchaînés par les hommes, la guerre, l'esclavage, tout ce que les hommes éviteraient s'ils voulaient. Pandore c'est la Fatalité de la nature, Jéhovah, c'est la Fatalité humaine.

10 septembre

Nous achevons de raccrocher nos tableaux. C'est un peu accumulé depuis que je n'ai plus la grande pièce du haut où nous avons installé Françoise[8]. Au cours des ans, je me suis fait une vraiment très belle collection. Il y a évidemment quelques faux. Quelle collection, même le Louvre, ne contient pas de faux? Je me laisse cependant aller à un certain sentiment de satisfaction, de moi-même quand, regardant tout ce qui est autour de moi, dans ma maison, je peux me dire que tout cela, je l'ai acquis par mon travail, les tableaux, comme le mobilier. Rien de tout cela je ne l'ai acheté par amour du gain. Je n'ai jamais pensé à rien revendre. Mais maintenant, où je rêve d'organiser ici un musée de mes œuvres, je vendrai quelques toiles et, sans doute, me fourniraient-elles l'argent nécessaire.

Aujourd'hui, au groupe du Père Lachaise[9] et à la frise Pandore, presque achevée. Les petites choses sont presque plus longues à faire que les grandes.

La Paix est revenue. Jamais on n’a été aussi agité. La politique domine tout. Le monde oscille entre ces deux terribles pressions, le communisme et le fascisme. Quoi qu'on dise, ces violences ont imprégné les hommes. Non! hélas! La paix, la vraie paix, n'est pas revenue parmi les hommes. Nos frises de malédictions restent de circonstance, tristement.

11 septembre

Que c'est passionnant la sculpture. Mais que c'est long! Je suis de moins en moins habile. Ou bien est-ce que je deviens de plus en plus difficile? Mais on ne peut se dégager de la politique! Aujourd'hui, les journaux sont naturellement pleins de la déclaration publique du général de Gaulle sur la Rhénanie et la Rhur. Encore une fois, il a raison. La question est posée et rudement.

Les Américains, Anglais et Français qui sont en Orient doivent y vivre des jours extraordinaires! Rien de plus étonnant que la situation au Japon, et que ce peuple et que ses chefs. Ce que sera la seconde frise des Malédictions[10] : au centre Ève seule, couchée sous l'arbre de la science, écoute le serpent suspendu dans les branches et cueille le fruit défendu. À gauche la frise s'étale avec la Malédiction hors de l'Éden. Des femmes sont enlevées, violées. Des esclaves attelés à une charrue labourent. Des êtres meurent de fatigue, de faim, de soif. Partant du centre vers la gauche, le crime (Caïn étrangle Abel). La guerre : captifs, tortures, la misère clôt la scène. Heureusement que tout cela est à toute petite échelle. C'est pourtant le départ nécessaire de toute l'histoire.

Reçu la visite d'un modèle fort beau. Il demande 200F pour une séance de 3 heures!

14 septembre

Fini le premier bas-relief grandeur de la Porte, frise des Malédictions, Pandore, les Parques, et les hommes.

15 septembre

Flore et la petite[11] sont arrivées hier soir. La petite ressemble à Jeannot[12] extraordinairement. Il avait choisi une femme vraiment délicieuse. Quelle tristesse. Quelqu'un, à qui je parlais de cette mort du jeune homme en pleine force, en plein épanouissement, et, en somme, de la facilité avec laquelle on se reprend à la vie, me disait : "Tous nous vivons avec des malheurs dans notre vie. Ainsi, moi, j'ai eu celui du divorce de ma fille...". J'ai arrêté la conversation... mais j'ai achevé la lecture des Vingt mois à Auschwitz! Quel cauchemar vécu! Ce livre devrait être lu publiquement. Il faudrait le relire tous les ans. Pour ne pas oublier. Et on a honte, vraiment, de n'avoir pas pressenti tout cela, on a honte d'avoir serré la main d'un Allemand. Et moi j'ai été en Allemagne! Actuellement, maintenant que je sais, ça m'apparaît incompréhensible. Et tous les ennuis qu'on en a, après tout, c'est bien fait.

16 septembre

Je voudrais avoir le sang-froid d'un Degas. Étant aux îles Maurice, admirant de superbes négresses, leurs formes, leurs vêtements aux couleurs violentes, il avait le courage d'écrire "je ne me laisse pas aller. Je dois rester en France, je ne veux pas me laisser impressionner par ces féeries." C'est extraordinaire et pour moi incompréhensible! Alors il peignit sa famille dans son comptoir de balles de coton. Moi, je suis tout le contraire. Tout m'intéresse, m'attire, me passionne. J'ai envie de tout comprendre, de tout connaître, j'aime tout. Et entre les marchands en haut de forme dans leur bureau, et les négresses dans les rues, sous le soleil, j'aurai opté pour les négresses. Je n'aurais même pas hésité.

Un des chapitres de mon futur ? livre "Sophismes et lieux communs" : À la recherche d'un critérium.

17 septembre

Françoise de B[oissieu] vient nous voir. Il y a deux jours dînait chez eux un des secrétaires particuliers du général. Il leur disait que le général est très dégoûté. La campagne menée contre lui par Herriot et les communistes lui donne le désir de se retirer. Il croit à leur succès. Rien ne peut l'altérer davantage que d'être accusé d'attitude bonapartiste. Mais rien ne prouve absolument que les communistes auront la majorité. Je trouve plus grave ce qui se passe à Londres, l'attitude russe, la réclamation officielle de se voir octroyer les colonies italiennes en Afrique, Tripolitaine et Cyrénaïque! Et les îles du Dodécanèse. L'époque continue à être intéressante. En est-il une dans l'histoire qui ne le soit pas? L'histoire, c'est la vie, la vie des peuples, bien entendu, mais c'est toujours la vie. Et la vie, c'est la seule réalité. C'est le mouvement. C'est l'éternel nouveau. Dans tous les domaines, histoire ou art, il n'y a que la vie.

19 septembre

La France (statue chryséléphantine). Cette statue ne sera pas très grande, environ 2m.50. La France sera vêtue d'une robe à pans durs, comme toutes les étoffes brodées. Elle sera bronze doré et ivoire. Les mains, la tête seront d'ivoire. Sur la robe, toute l'histoire de France. Mais ce qui y sera mis en valeur, ce ne seront pas les batailles, mais l'évolution de l'esprit. L'histoire d'une Nation se développe sur deux plans parallèles. L’histoire physique qui est celle de l'établissement de ses frontières. Histoire jalonnée par les Rois, les guerres, les paix, les batailles. L'autre plan est celui de l'esprit, jalonné par les œuvres, les grands esprits, les arts, les mouvements religieux, les révolutions.

20 septembre

La frise Pandore[13] sera finie samedi. Le mouleur est commandé pour lundi.

21 septembre

Le général doit demain, prononcer un discours. C'est nécessaire. C'est un peu le système américain. Il remettra au point les choses que le parti communiste embrouille. Le programme de ce parti, en bien des points est excellent. Mais quelles méthodes inadmissibles. Et puis, c'est la dictature. C'est le massacre, à la manière hitlérienne, des opposants. Si tout était si bien, en Russie, la Russie elle-même interdirait-elle comme elle fait tout contact avec l'Europe démocratique vraie?

25 septembre

J'ai eu la faiblesse de donner une interview à deux journalistes du journal "Le Soir". L'un est un gros monsieur, à lorgnons, très sympathique, mais bien peu au courant. L'autre est une jeune fille étrangère, genre des anciens nihilistes russes. L'interview roule sur la ville Médicis. J'ai dit ce qu'il y avait à dire. J'espère qu'ils ne transformeront pas en trop de bêtises. C'est Lagriffoul qui me les a envoyés. Je lui ai demandé de leur demander de nous communiquer leur papier. Ils se sont dérobés. Pourtant je leur avais moi-même demandé.

Mais fin de la frise Pandore. Je suis très content. Si toute la Porte, je peux la mener comme ce premier morceau, ce sera bien.

Les élections cantonales sont d'un très bon augure pour la Constituante. Mais à Londres l'attitude de la Russie arrête tout. Elle a l'air de vouloir saboter la victoire si chèrement acquise. Pays, dans son genre, aussi impossible que l'Allemagne.

26 septembre

Ce matin, enterrement de la pauvre Verne. Morte d’un cancer.

Après-midi, concours de Rome de musique. Celui qui a eu le prix a été étonnamment servi par les interprètes. Il avait une chanteuse étonnamment jolie et comédienne étonnante. Mais une des meilleures choses, en profondeur, était celle d’un nommé Petit. Je note ce nom.

Puis je pars avec Pontrémoli pour la Constituante il votera comme moi, oui et oui, tout en pensant non et non…par fidélité au général de Gaulle et pour ne pas mêler nos voix à celles des communistes.

Et je vais chez Jacques Baschet pour les photos des tinées au livre qu’il doit publier sur la sculpture contemporaine auquel il travaille.

 

27 septembre

Deriez, tout en posant M[ichel]-A[nge] me raconte que dans sa jeunesse il était reçu dans la famille de Honnorat, alors chef de cabinet de Lockroy[14]. C'est chez sa mère, rue Le Pelletier. On y faisait du spiritisme. Deriez y passait pour médecin-guérisseur. Il y avait des réunions choisies. À l'une de ces réunions on avait fait venir un médecin homme qui faisait courir tout Paris. Ce dernier fit parler les plus grands saints, y compris Jésus. Tandis que Jésus adressait à chacun des paroles de bénédiction et que tout le monde était agenouillé, un gaillard qui se faisait aussi passer pour médecin, entre en transes, criant "je veux faire l'amour avec madame la Comtesse". La Comtesse c'était la mère de Honnorat qui est de noble lignage. On écarte le bonhomme. C'était parait-il "le Père Grégoire" un mauvais esprit qui était l'auteur du coup. Ce n'était pas la première fois.

28 septembre

La frise Pandore est moulée. La frise Eve est commencée. Fait un bon dessin aujourd'hui pour la figure même d'Eve[15].

30 septembre

La conférence de Londres s'achève. Elle m'apparaît comme une sorte de passe d'armes, sans décisions, à fleurets mouchetés, entre "amis"... Il n'y a qu'arrière-pensées des plus graves, car, dans les revendications des nations les plus puissantes d'aujourd'hui, perce la préoccupation de s'assurer des points d'appui dans l'éventualité d'une guerre prochaine, entre "amis". C'est monstrueux. En même temps, en Amérique, une bande d'imbéciles organise une campagne pour que le secret de la bombe atomique soit donné aux autres puissances. Maintenant qu'on a eu raison du fascisme et du nazisme, la sagesse serait de détruire, au contraire, tout ce qui concerne cette terrible découverte. Ainsi dans la passé a été détruit le secret du feu grégeois. Mais Byzance, qui le possédait, a été vaincue. Mais n’est-ce pas plutôt parce que le secret en fut partout divulgué?

2 octobre

 

[1] Le Retour éternel.

[2] Nouvelle Faculté de médecine.

[3] Pour la constitution de 1875.

[4] Ladislas Landowski.

[5] Jean-Max Landowski.

[6] Nouvelle Faculté de médecine.

[7] Le Retour éternel.

[8] Françoise Landowski-Caillet.

[9] Le Retour éternel.

[10] Nouvelle Faculté de médecine.

[11] Flore Pouy-Landowski et Geneviève Landowski-Kintzel.

[12] Jean-Max Landowski.

[13] Nouvelle Faculté de médecine.

[14] Edouard Lockroy, ministre de la Marine en 1899.

[15] Nouvelle Faculté de médecine.