Janvier_1951

1er janvier 1951

Le déjeuner annuel avec les Caillet et les enfants. L’an prochain, je voudrais avoir aussi les Benj[amin][1]. Quant au cher Ladis[2], ils sont cinq et il y a une personne à qui je ne tiens pas. Mais, au fond, c’est Ladis qui devrait organiser cette assemblée de famille.

Posé des cartes chez Vincent Auriol, à l’ambassade de Belgique, à celle d’Italie.

2 janvier 1951

Pose en ce moment un modèle nègre. Dans un bal, il a séduit une jeune fille fort bien. La famille qui ne veut pas du mariage, ne veut pourtant que l’amant de leur fille soit mal vêtu. Alors, il arrive en de superbes vêtements couleur beige, bleu clair, etc., Héraklès et Alceste[3]. Ça va.

3 janv[ier 1951]

Madame J. vient poser pour la femme du panneau central, qui allaite l’enfant : panneau la vie. Le couple devant le mystère de la vie. C’est une femme charmante dont le mari s’est noyé sous ses yeux aux bains de mer. Elle est jolie et est poursuivie par des garçons qui ne visent que le plaisir de courtes liaisons. Garçons mûrs.

À l’Institut, je propose que l’on crée un organisme de défense contre les campagnes de calomnie de la presse. Mais ça tombe dans l’inertie ordinaire.

Chez Madeline. Maintenant, ce sont les difficultés pour l’encadrement. La commission des économies n’accepte pas d’accorder les crédits pour faire ce cadre en bronze[4]. Il faudrait se contenter du fer! Absurde et affreux. Inadmissible. Je [...] d’écrire à Madeline une lettre protestant.

4 janvier [1951]

Le buste de Charles Schneider est réparé. C’est une invraisemblable chance qu’il n’ait pas été plus abîmé. Les oreilles sont écrasées, mais le masque n’a absolument rien. Il a été retenu par les chiffons qui n’ont pas cédé.

Travaillé au panneau de la résurrection d’Alceste. Draperie. Je suis content.

Marcel[5] rentre de Mulhouse, satisfait du départ des répétitions de Nils Halérius. Pour les décors du I et du III, mes aquarelles seront suivies aussi près que possible.

5 janv[ier 1951]

Toute la journée au bas-relief d’Alceste. Difficile de donner le mouvement d’ascension, la femme comme aspirée par le geste d’Héraklès.

6 janvier [1951]

Martine[6] nous parle de son école de la rue Duperré. C’est là comme partout, un relâchement cynique des mœurs. Des jeunes filles de seize ans disent :

— Il me faut absolument un homme.

Les amitiés amoureuses entre jeunes filles sont presque avouées. Il y a même un professeur (femme), renommée pour ce goût. Je ne suis certes pas un type moralisateur et contempteur de son époque. Pas plus qu’à aucun homme je ne me reconnais le droit de juger, de ce point de vue, mes contemporains. S’il n’est impuissant, ou malade, ou absolument mystique, quel est l’homme qui ait ce droit? Ô moralistes! Jugez vous vous-mêmes, avant de juger les autres. Cependant le cynisme me choque. Le cynisme salit. Clandestin ou légal il faut le mystère à ces désirs mystérieux. Ce n’est pas hypocrisie. C’est tenue.

Chez Alice[7], je ne trouve par Henri[8] bien du tout. Il respire mal. Il est tout à fait inquiétant.

Puis je vais chez Mme de Dampierre où on se retrouve toujours les mêmes. Ces grands salons n’ont d’intérêt que si on y vient assez régulièrement. Surtout comme celui-là où [on] fréquente la noblesse, dont les membres ont haute conscience de la valeur de leur sang bleu. La plupart sont assez ridicules, mais il y a aussi des hommes et des femmes fort attachants et même remarquables, comme les Broglie, le duc de la Force et quelques autres. Mais surtout vient là régulièrement un homme comme Jacques Bardoux, qui est bien un des êtres le plus charmant et en même temps le plus courtois que je connaisse.

Puis je vais chez Baudry. Toujours aussi actif, autoritaire vis-à-vis de ses invités. Mais la sculpture me paraît l’intéresser moins que sa réussite.

7 janvier [1951]

Des visites ce matin. Le jeune Garavoglia qui me montre quelques bons dessins. Audray Bosworth, plus Ruskin que jamais, et qui m’amène un jeune sculpteur anglais, grand, blond, rose qui veut travailler chez moi. La sympathique Laperrière qui se débat pour vivre de sculpture et y parvient à peu près.

Après-midi, promenade au bois avec Lily. Et en rentrant, je me mets à ce petit acte Vocation de Théodora, en vers, ma parole. Byzance est attirante d’abord par le cadre toujours pittoresque, palais ou bouges, par la dualité des gens, tout à la fois imbus de religiosité et violemment sensuels. Si j’en ai le temps, et pas la flemme, j’espère faire cette grande pièce sur la Querelle des images. C’est un moment étonnant. J’aimerais aussi avoir le temps de faire cette pièce que se passerait à Rome, villa Médicis, dont j’ai trouvé le point de départ dans les Promenades de Stendhal. Lieu : la villa et le couvent attenant.

Ah! il y a trop de choses intéressantes à faire dans la vie, auxquelles il est difficile de renoncer. L’histoire de Degas, que j’admire fort pourtant, à la Réunion, est pour moi stupéfiante. Il était dans le comptoir de sa famille. Il voit passer des négresses magnifiques. Il les remarque. Et il écrit à un de ses amis à peu près ceci : j’ai vu passer de magnifiques négresses. Que ce serait beau à peindre. Mais je ne le ferai pas, parce que j’habite Paris...

C’est pour moi invraisemblable ce refus volontaire, quand ce ne serait même que de le noter, devant un spectacle aussi frappant. Mais moi, j’ai peut-être le défaut contraire. Je m’intéresse à trop de choses. Et que je voudrais tout faire[9].

8 janvier [1951]

Moulage du bas-relief Pierrot et Colombine pour le pylône dénudé de ses gueulardes, de la porte de S[ain]t-Cloud[10]; et du buste de Marthe de Fels. Il ne va pas ce buste!

Mais bon travail à Alceste ressuscitée[11], et au buste de Charles Schneider. Celui-ci sera un de mes bons bustes.

9 janvier [1951]

Le rendez-vous désormais rituel chez le président Mahmoud Bey. Il s’agit toujours de cette clause de garantie. Mahmoud qui a tant insisté pour que nous acceptions cette clause nous dit qu’en fin de compte, si les choses ne s’arrangeaient pas avec la c[ompagn]ie d’ass[urance], c’est lui qui donnerait la garantie. Nous trouvons déjà bizarre, au fond, qu’il ne l’ait pas déjà fait. Que risque-t-il?

Je raccompagne Gaumont chez lui, pour voir ses bas-reliefs pour l’École de médecine. Ils ne sont pas très fameux. Il a fait ses personnages trop grands. Alors il les enroule dans ses médaillons, à peu près tous, comme les fœtus dans le ventre de leur mère. Celui d’Averroès est bien.

Henry[12] me paraît bien, biennal. Paulette[13] dit que son cas n’est pas inquiétant.

10 janvier [1951]

Alceste, draperie.

À l’Institut, Büsser nous annonce qu’un décret ministériel serait prêt à paraître, modifiant les jugements des concours de Rome. Ce décret aurait été fait par Delvincourt et Mme Laurent et des types de l’entourage du ministre. Je demande que l’Institut, du moins l’Académie — car il n’y a aucune cohésion entre les différentes classes de l’Institut — que l’Académie des Beaux-arts donc, agisse, se défende, ait plus de contacts avec la presse, la puissance du jour. Je fais même voter une motion dans ce sens. Mais il faudrait un homme d’une autre envergure que Boschot.

11 janvier [1951]

Boschot me téléphone. Il a reçu le décret qui dépossède en partie l’Académie des jugements des grands prix de Rome. Il parait que ce décret est depuis plusieurs jours dans le bureau de Delvincourt et dans celui de Untersteller. Boschot me dit que ce décret n’est pas aussi grave qu’on pouvait craindre. Mais, partant de l’histoire dernière des musiciens, on en a profité pour étendre l’affaire à toutes les sections.

12 janv[ier 1951]

Encore chez Mahmoud Bey. Tout semblait arrangé après la dernière entrevue. Voilà maintenant que c’est lui qui, à la dernière minute semble vouloir torpiller. Il nous lit une dépêche dans laquelle il nous donne une attitude intransigeante, sans nous avoir consultés. Au fond, ça m’est égal. Je souhaite presque qu’une commande qui donne avant tout commencement de travail tellement de difficultés ne se fasse pas. Nouveau rendez-vous demain matin. Pour parler pour rien?

Téléph[one de ] Drouet pour le monument du Trocadéro[14]. Rien d’essentiel.

Je vais chercher Lily[15] à la gare du Nord. Elle revient de Lille avec Marcel[16] qui semble épuisé. Succès pour sa symphonie, malgré une salle mal organisée, toute en profondeur où les chœurs gênent l’orchestre.

Dîner chez Mme Herbette. Fiançailles de la belle Noëlle Cruppi avec un jeune ingénieur Vidal, très sympathique. Famille également. C’est mieux que le petit serein de nobliau[17] qu’à épousé la si belle et si parfaite Jane.

Je retrouve ce M. Dessouche qui doit être fabricant de produits pharmaceutiques et qui me vante l’énorme importance de l’emploi des vitamines dans la thérapeutique.

13 janv[ier 1951]

Donc obligé de renvoyer mon modèle, à cause de ce nouveau rendez-vous chez Mahmoud. C’est vrai qu’ils sont incompréhensibles, ces orientaux méditerranéens. C’est lui, uniquement lui, qui a pris l’initiative de nous lancer dans cette aventure, ou l’œuvre en définitive ne compte pas plus qu’une construction de bains ou autres, et voilà qu’il fait surgir une clause de risques de guerre. Gaumont, comme moi, a très mauvaise impression, mais de Mahmoud Bey principalement. Il doit avoir des raisons personnelles. Dommage, non pour l’échec du projet, mais pour la déception que nous cause cet homme qui avait toute notre sympathie.

14 janvier [1951]

Henri[18] est mort, dans la nuit.

15 janvier [1951]

Le travail est le seul secours dans le chagrin. Au bas-relief d’Héraklès[19].

Visite de Riou. Il donne comme explication fondamentale des événements actuels l’éternelle aspiration des peuples fixés dans des terres cruelles vers les terres heureuses. L’appel de la Méditerranée. Sous ce titre, on pourrait écrire l’histoire de toutes les civilisations européennes.

En fin de journée, chez Alice[20], bien malheureuse et bien courageuse.

17 janvier [1951]

Institut. Boschot nous lit le décret ministériel modifiant les jugements des concours de Rome. Ce décret d’abord retire à l’Académie la nomination des jurés adjoints dont elle augmente le nombre (à égalité désormais avec celui des membres de chaque section). Il faudra que je le lise pour en apprécier les termes. L’augmentation du nombre des adjoints est une chose que je préconisais. Il est toujours facile de dire quand il vous arrive une tuile : "Ah! Si vous m’aviez écouté!" C’est pourtant vrai. J’avais proposé cette augmentation voici plusieurs années. Pontremoli, Bouchard, Lemaresquier, etc., s’y sont absolument opposés. Le père Injalbert, dans les tous premiers temps où j’étais à l’Académie, avait aussi proposé que les chefs d’atelier non membres de l’Académie participent de droit aux jugements. Il y avait là un terrain facile pour battre[ ?] l’Ac[adémie]. Mais pour une chose bonne, il me parait y en avoir d’autres guère admissibles. Qu’il faudra bien admettre quand même, à moins de renoncer complètement aux Grands prix. Ce n’est pas mon avis. Dans l’actuelle situation dont les erreurs apparaîtront tôt ou tard, nous pouvons espérer reprendre la réelle direction. Mais si nous, dans un mouvement d’humeur, aussi légitime soit-il, déclarons ne plus vouloir nous en occuper, c’en sera fait à jamais du Grand prix de Rome. Il en sera de cette belle institution comme il en est des prix du Salon, bourses de voyage. Ça tombera automatiquement dans les pattes de l’administration. On reproche aux grands prix de ne pas sortir tous les ans des génies. Est-ce que le prix du Salon va tous les ans à un jeune homme de génie? On rappelle que ni Manet, ni Renoir, ni aucun des grands impressionnistes, ou Puvis de Chavannes, Henri Martin, etc., n’ont eu le prix de Rome? Mais ont-ils eu le prix du Salon, une bourse de voyage? prix donnés par l’administration? Non, alors! Il ne nous en reste pas moins à savoir ce que nous allons faire, maintenant, en réponse au décret.

18 janv[ier 1951]

Nous partons pour Mulhouse où va avoir lieu la première de Nils Halérius.

Nous sommes arrivés à temps pour la répétition générale. L’ancien chanteur Deloger dirige le théâtre et les répétitions. Ni Deloger, ni Fuchs son metteur en scène, n’ont rien de caractéristique dans leur allure. Ils sont bien sympathiques et enthousiastes. Sincèrement emballés sur l’œuvre et confiants. L’acteur principal, en fait, le seul personnage de la pièce, a grand aspect. C’est un long gaillard, Méphisto, Don Quichotte... Très belle voix. Cet ouvrage est tellement curieux de conception, tellement audacieux sans chercher à l’être. Pendant les deux premiers actes un seul acteur en somme. Il y a le ballet, intégralement lié à la pièce. Et dans le troisième acte, l’unique acteur peu à peu disparaît.

Après la répétition, Xavier Depraz, le chanteur, nous dit que Mme Laurent et Jaujard viendront demain à la première.

19 janv[ier 1951]

La première s’est passée fort bien. Avec un réel succès. Le ballet n’a pas été fameusement donné. Il y a là une apparition du Temps qui n’y est pas du tout. Le dernier acte a paru impressionner. Nous avions devant nous deux énormes nuques d’un ménage autochtone. Ils ont applaudi formidablement de leurs grosses mains de fermiers, j’imagine.

20 janv[ier 1951]

Je téléphone à Paul Léon à propos de la dernière séance de l’Académie, comment il envisage la situation? Il me dit que Pontremoli a rédigé un texte de réponse. Pontremoli s’imagine qu’il est le seul à l’Académie à savoir penser, à savoir écrire, etc. Son texte proposait que l’Académie se contente d’entériner les décisions des sections. C’est absurde. Il faut, au contraire, en votant, faire apparaître l’arbitraire du décret qui retire en effet à l’Académie la possibilité formelle de réviser le jugement des sections, trop souvent de parti pris. La majorité simple, au bout de sept tours, permettait néanmoins de changer trop facilement l’avis des sections. Il faudrait obtenir que les jugements, pour être cassés, le soient avec les deux tiers des voix. Ce serait très juste et la difficulté de cassation très grande. On va avoir de quoi se chamailler à l’Académie! Mais il aurait fallu agir depuis longtemps. On le savait qu’il se manigançait quelque chose dans les bureaux. Ce n’était guère un secret. Mais il aurait fallu  un autre bonhomme que ce Boschot.

21 janvier [1951]

Parmi les visiteurs de ce matin (Martial, Trévedy, Besson-Bussy celui-ci pour l’exposition des Anciens combattants), un jeune sculpteur F., après m’avoir parlé de son travail à l’École, me demande tout à coup de regarder un peu longuement le portrait du docteur Richet.

— C’est mon père, me dit-il.

— Comment? Votre père?

— Oui, il a connu ma mère dans le midi pendant les séjours qu’il faisait dans son île...

22 [janvier 1951]

Dans le Monde, une note élogieuse, bien sûr, sur le décret de réforme du concours de Rome. Des commentaires de basse flatterie de Heuzé et Untersteller, pour le ministre. Et comme toujours silence du représentant de l’Académie qui tend le dos.

J’ai fini mon petit acte en vers Vocation de Théodora.

23 janv[ier 1951]

Bonne audition radiodiffusée de Nils Halérius.

Je lis avec soin le nouveau règlement de l’Académie, avant la séance de demain.

24 janvier [1951]

On étudie la réponse à faire à l’Académie en toute petite commission composée de Boschot, Pontremoli, Lemaresquier, Paul Léon et moi. Trois avis : Pontremoli pour s’incliner tout en protestant, mais sans présenter d’amendement. En somme accepter, sans accepter, tout en acceptant.

Lemaresquier : refuser ou abandonner le Grand prix à l’administration. Boschot, Paul Léon et moi : faire l’expérience sous réserve d’ajustements indispensables, concernant en premier lieu les jugements du concours définitif.

En second, la nomination des jurés adjoints, et puis une série de nouvelles mesures idiotes comme le droit pour le directeur de l’École d’assister aux séances de toutes les sections pendant les jugements, comme les soi-disant dossiers que les concurrents pourraient joindre aux épreuves des essais, comme l’adjonction d’architectes aux sculpteurs pour donner les sujets, etc., mais ce n’est pas ces points là qui ont de l’importance.

25 janvier [1951]

Vu Mortreux rue S[ain]t-Dominique. Gêné et bien moins sympathique que jusqu’à ces derniers temps. Rien à tirer de lui à propos de l’affaire des Grands prix.

À déjeuner Marthe Millet nous raconte le suicide de la première femme de Bob. C’était une princesse de Bragance, très belle. Il divorça parce que pendant son absence elle l’avait trompé avec le général Billette. Le jour du remariage de Bob, elle se jeta par la fenêtre.

26 janvier [1951]

À déjeuner, le recteur Sarrailh, Guyot son chef de cabinet, Guigui Roussy, Duhamel et sa femme, Gérard et Françoise[21]. Comme toujours sympathique visite de l’atelier.

27 janv[ier 1951]

Bonne séance au buste Charles Schneider.

28 janv[ier 1951]

Visite de Bagge et S. Theureau. Cette jeune personne est bien bien attachante. Intelligente et spirituelle. Dessinateur de premier ordre.

29 janv[ier 1951]

J’ai rédigé de mon côté des observations sur les décrets de P[ierre]-O[livier] Lapie. Je ne peux pas encaisser l’article que Untersteller a fait introduire, accordant au directeur de l’École des B[eau]x-Arts le droit d’assister à toutes les séances, choix du sujet, jugement de toutes les sections de l’Académie. Ça n’a pas d’importance pratique, mais ça en a moralement. L’Institut ne peut pas être considéré comme pouvant être surveillé par le directeur de l’École. Le jour qui peut venir où ce directeur ne sera pas membre de l’Académie.

31 janv[ier 1951]

Commission de la villa Médicis, pour se mettre d’accord sur les points essentiels à modifier dans les décrets de P[ierre]-O[livier] Lapie. À propos des listes des jurés adjoints, je rappelle ce que Unt[ersteller] m’avait dit qu’il avait été consulté par le ministre pour la désignation de ces jurés. Alors il me dit :

— Vous mentez.

Je n’étais malheureusement pas auprès de lui, Paul Léon nous séparait. Sans quoi, très certainement je l’aurais giflé. Alors j’ai pris la chose en riant, je lui ai dit :

— Considérez-vous comme très en [ ?]

Tout le monde a ri. Après tout, ça vaut mieux. Et d’ailleurs, Unterst[eller] dégoûte tout le monde.

Il paraît que P[ierre]-O[livier] Lapie est pédéraste. Qui me disait cela? Poughéon, je crois. C’est moins visible qu’avec Abel Bonnard.

Le travail a bien marché. Vantail gauche. Alceste et l’Holocauste[22] et le buste de Charles Schneider qui est presque fini.

 

[1] Benjamin Landowski.

[2] Ladislas Landowski.

[3] Nouvelle Faculté de médecine.

[4] Encadrement de la Porte de la Nouvelle Faculté de médecine.

[5] Marcel Landowski.

[6] Martine Chabannes-Tran.

[7] Alice Landowski.

[8] Henri Landowski.

[9]. Trois feuilles dont au moins une écrite, sont arrachées.

[10] Sources de la Seine.

[11] Nouvelle Faculté de médecine.

[12] Henry Landowski.

[13] Paulette Landowski.

[14] A la Gloire des armées françaises.

[15] Amélie Landowski.

[16] Marcel Landowski.

[17] De Brion

[18] Henri Landowski.

[19] Nouvelle Faculté de médecine.

[20] Alice Landowski.

[21] Gérard Caillet et Françoise Landowski-Caillet

[22] Nouvelle Faculté de médecine.