Janvier_1929

Cahier n° 25

2 janvier 1929.

Retour de Chézy[1]. Passé là un 1er janvier tranquille, bien que j'aie trouvé le petit pays plus habité par des Parisiens que je[2] ne pensais. Revu avec plaisir le bon M. Duclos, tout rapetissé par l'âge, plus voûté, portant sa tête comme si elle avait glissé sur sa poitrine. Je le sens heureux de me voir. Son esprit est lucide. Il occupe paraît-il son temps à faire des vers.

Je voulais revoir la butte Chalmont, beaucoup plus près de Château[-Thierry] que je ne pensais. 20 km. Alice[3] a malheureusement voulu que nous y allions tous ensemble. De sorte que je n'ai pas pu faire ce que je voulais, notamment voir le maire pour déterminer exactement la situation des terrains. C'était l'après-midi. Je n'ai de nouveau pas été emballé par l'emplacement. Je vais avoir encore là presque continuellement un éclairage à contre-jour. Impossible de m'orienter autrement. Dès qu'il fera beau j'y retournerai. Il faisait un froid sérieux et un vent gênant.

Dans mon wagon, au retour, je suis avec un haut fonctionnaire du ministère du Commerce qui me confirme les singulières histoires du malheureux Bokanowski, sa liaison[4] et ses conséquences dont la plus désastreuse fut sa mort. À cause de cette femme il arrive en retard au camp. Départ hâtif avec moteur refroidi... Est-ce vrai? Quand on a vu de près l'histoire du père Cruppi, on peut tout croire.

Mais en cette année commençante, il faut faire des projets de sagesse, dont le premier doit être de vivre en paix avec tous, et pour cela être plein d'indulgence et de pitié pour la faiblesse des pauvres hommes.

3 [janvier 1929]

Le Bouclier[5] est fondu. Très réussi. La question dorure se pose avec plus d'acuité. Bien difficile. Dire qu'il est impossible de trouver dans l'industrie française une maison ayant des bains suffisamment grands. Le côté mesquin de nos industries m'apparaît de plus en plus. Des hommes comme Loucheur et Citroën sont exceptionnels chez nous. Je vais être réduit à faire faire dorure au mercure ce qui est très coûteux. La dorure à la feuille, ce n'est pas fameux et ça empâte.

Été souhaiter la nouvelle année au père Coutan. Ma visite lui fait plaisir. Il a 79 ans. Il est magnifique. Quel dommage qu'il n'ait pas eu un talent plus profond! Il me parle d'une circulaire-décret qui va l'obliger à quitter la direction de l'atelier de l'École. Il me demande si je prendrais cet atelier. Cette perspective me fait plaisir.

4 [janvier 1929]

Bien difficile ce buste de la jeune Mlle G[eneviève] Citroën. Pas encore trouvé.

6 [janvier 1929]

À notre réception aujourd'hui, Riou nous raconte une histoire de revenants arrivée à l'un de ses amis, dont il était encore tout excité, car il venais de déjeuner avec cet ami et c'est à ce déjeuner que cet ami lui avait raconté cette histoire, qui lui était arrivée en Asie Mineure, tout récemment, lors de son voyage de retour en France. Un officier anglais mort durant la traversée, au moment même où on l'immergeait, serait venu s'asseoir auprès de ses anciens compagnons[6] de traversée dont l'ami de Riou... La bonne Madame Simon était fort excitée par ce récit. Riou me paraissait, malgré l'histoire de revenants, avoir fait un presque trop bon repas. Venu tard, le Dr Mardrus me parle avec enthousiasme de la présentation de S[ain]te Geneviève.

7 [janvier 1929]

Travaillé au monument Ader et au buste Sun Yat Sen, d'après le dernier document reçu. Beaucoup plus de caractère.

Chez Taillens, mise au point du dossier des Fantômes.

8 [janvier 1929]

Amusant ce théâtre des Piccoli. Mais tout un spectacle, c'est un peu long. Le public avait l'air de s'amuser.

9 [janvier 1929]

Voilà M. Fabry qui me téléphone pour S[ain]te Thérèse. Je ne sais trop quoi lui montrer en remplacement de la grande, les bras en croix, qui ferait joliment bien. Rendez-vous pris la semaine prochaine. Je trouverai.

Avec une femme sculpteur hollandaise, Mme Maja Serger van Panhuÿs, M. London, ministre des Pays-Bas, vient me voir. Elle me montre des photographies de ses œuvres. De l'adresse, mais pas très remarquable. Je lui donne des renseignements et des adresses. Elle revient de Rome[7], où me dit-elle, les artistes italiens sont excessivement désagréables pour les artistes étrangers[8] qui exécutent des commandes en Italie. Jalousie effroyable.

Avancé le buste d'Estournelles de Constant.

10 [janvier 1929]

De plus en plus content de mon esquisse Fauré. Bien fait de ne pas me presser. "La sirène aux cygnes" est une trouvaille. Rabaud me fait un peu la tête, quand il me voit. Tant pis. Et puis d'abord, que font-ils dans ce comité? Ils ne se sont pas même occupé de recueillir des fonds. À ce point de vue, je marche au hasard. Avoir une bonne esquisse est le principal.

Chez Cappiello, voilà que Artus lui aussi me dit trouver très bien la Sainte Geneviève, comme elle est...

11 [janvier 1929]

Porté à Paul Léon le dossier complet des Fantômes. Tout ira bien. Car cette année on va me donner au moins 1 500 000 [F], c'est-à-dire la moitié des crédits nécessaires, de quoi exécuter tout le groupe. J'aurai peut-être 1 800 000 F. Verdier est venu chercher les papiers et je serai convoqué bientôt chez monsieur Pinardon, chef de la finance, pour mettre tout au point. La question architecte reste épineuse. Impossible de mettre Taillens en nom, car il est Suisse. Absurde de sa part, étant donnés ses idées de ne pas s'être fait naturaliser. Ce petit Rouge me parait manquer de surface. Que vaut-il? J'aimerais appeler Bigot ou M. Nénot, mais ils ne sont pas au courant[9]. J'obéis aussi à un sentiment peut-être inférieur : mais comme c'est moi qui ai eu toutes les idées[10] de cet ensemble, cela m'ennuie de le faire signer par un autre.

12 [janvier 1929]

Essayé la 6 cylindre avec M. Becker. Très agréable. Mais essai tellement court qu'il est bien difficile de se rendre compte. Je suis très tenté.

Mon Dieu! Que ce gros Defrasse est vraiment gros. Sa réception aujourd'hui à l'Institut. C'est un ventre, rien qu'un ventre.

14 [janvier 1929]

Très léger accroc au Bouclier. Le motif central, fondu à part, joint mal. Heureusement réparable. Tout de même, du moment qu'on fait une cire perdue, il faudrait la faire d'un seul jet. Ces fondeurs sont peu consciencieux. J'ai été faible d'accepter cette coupure.

Téléph[oné] M. Boussarie. Où en est le monument? Heureusement que j'ai bien travaillé au buste. Rendez-vous dimanche.

15 [janvier 1929]

Ma statue Sun Yat Sen vient bien. Par exemple, elle est de plus en plus chinoise. Elle sera énergique. Mais rien d'européen.

Trouvé la ressemblance complète de la petite Citroën. Mes yeux n'étaient pas en place. Tout est dans la construction. Yeux saillants, menton fuyant, bouche extraordinairement mobile, un étonnant charme de jeunesse et d'amour de vivre. Peut-être le buste le plus difficile que j'ai eu à faire. J'en sors. Mais je peine. En construisant et en dessinant on s'en sort toujours.

Visite de Gaffori, vraiment homme excessivement sympathique, pour le destin du modèle de Déroulède. Il ira chez Mlle Déroulède, puis au musée d'Angoulême.

Visite de ce jeune architecte Rouge. Il me parait gentil mais pas à la hauteur du projet. Ne devra être qu'un surveillant.

Le pauvre docteur Widal est mort.

16 [janvier 1929]

Trouvé bonnes esquisses de S[ain]te Thérèse, les mains basses, ouvertes, l'une contre l'autre. Très simple. Un geste très jeune et tête penchée. Cela pourrait aller. Mais j'entrevois mieux.

17 [janvier 1929]

Bien meilleure esquisse. De la main droite, geste de bénédiction. De la main gauche elle contient son cœur sous un bouquet de roses qui semblent en sortir. Cela me plaît...?

M. Fabry et Mlle de Miribel qui vinrent tout à l'heure sont très embarrassés. L'esquisse aux mains baissées semble les séduire le plus. Mme Fabry tranchera..! La meilleure reste quand même celle aux bras en croix.

Rosengart est arrivé à l'improviste. Il a, paraît-il, commandé à Roussel un panneau pour la place qui m'était réservée. C'est vraiment peu correct de la part de ce peintre d'avoir accepté sans s'informer auprès de moi où j'en étais. La sculpture sérieuse est autre chose à faire que cette peinture vulgaire. Samedi j'irai chez Rosengart pour chercher une autre place. Mais il ne faut pas s'étonner de la muflerie de cette bande. Haussement d'épaules. Indulgence. Et passons.

3° visite de M. Hayaux du Tilly, à propos d'une exécution de pierre pour son tombeau, de S[ain]t François et S[ain]te Claire. L'endroit est grand. Aux environs de Chantilly. J'espère que ça se fera. J'en serais excessivement heureux. Cela serait très bien, très bien.

19 [janvier 1929]

Samedi, jour de visites d'expositions, Institut, ateliers, etc. Chez Bernheim. Des expositions diverses et également invraisemblables. Les femmes commencent à donner sérieusement. Elles prouvent que pour faire de la mauvaise peinture, elles valent leurs camarades masculins. Il y a toute une salle remplie de tableaux représentants des enfants rachitiques qui devrait être au musée Dupuytren. Une autre salle nous montre des scènes de la vie nègre. Il est vraiment incroyable que l'on puisse exposer ainsi de semblables puérilités. Fantastique comme avec des mots on peut tout faire avaler, tout prouver. Chez Charpentier, ouvre l'exposition des animaliers[11]. Assez banale. Je remarque un jeune sculpteur appelé Artus. Influence japonaise comme le vieux Pompon, mais mieux.

Un bon moment chez Fouqueray où je recueille d'excellents documents pour mon monument de Grasse.

À mon retour, j'ai trouvé l'excellent M. Lecour, toujours aussi enthousiasme de son Atlantide. Il m'a apporté un charmant insigne de la Société.

Après l'Institut passé deux agréables heures chez Mme de Waresquiel où je retrouve Mauclair, Joncières, Lévy-Dhurmer, Gronkowski, etc. Mme Mauclair nous chante du Schubert, du Schumann, du Debussy, qui paraît bien creux, et deux mélodies de Wagner, études pour Tristan et Yseult, remarquables.

Lévy-Dhurmer raconte une amusante histoire à laquelle il assista, assure-t-il. Il était chez un marchand de tableaux. Entre un monsieur portant sous son bras deux toiles. Le marchand va vers lui :

— Qu'est-il arrivé à vos toiles, cher monsieur, un accident?

— Non, répond l'autre. Ce sont les deux peintures que vous m'avez vendues l'année dernière en me disant que vous me les reprendriez quand je voudrais, avec 40 % de bénéfice.

Alors le marchand tapote doucement l'épaule de son client :

— Comment, monsieur, vous l'avez cru?

J'allais oublier de noter ma visite à la petite exposition de la fille infortunée de Bergson[12], pour qui Bourdelle a écrit une préface qui serait parfaitement ridicule si la pauvre ne méritait pas qu'on cherche à lui faire plaisir.

Bien moins sympathique est l'exposition de la richissime Mme Stern.

20 [janvier 1929]

Concerts Colonne. Belle musique et souvenirs de jeunesse. Je me revoyais à côté de l'oncle Paul, aux fauteuils du balcon. Je me souviens très bien des places. Mes souvenirs sont plus visuels qu'auditifs. Je ne suis pas profondément musicien. Très peu de musique m'émeut profondément. Pourtant aucun art n'émeut autant que la musique[13]. Cela tient sans doute à une action[14] plus directement physique sur le système nerveux.

21 [janvier 1929]

Ma figure d'Icare vient très bien. La sculpture n'est que dessin.

Je ne vais pas souvent aux concours de l'École. J'ai une drôle d'impression en arrivant aujourd'hui au milieu de cette bande. Les uns très sympathiques. D'autres, ceux qui ont le moins de talent, pleins de morgue. Les concours me semblent faiblir. Les réformes Besnard ont vidé l'École.

22 [janvier 1929]

Je travaille à tant de choses en même temps, que je ne pense plus à les noter même! L'Icare pour Ader, Sun Yat Sen, le buste d'Estournelles de Constant et la nouvelle esquisse Fauré, etc. Difficile à concilier avec mon désir de plus en plus impératif de finir. Horreur de plus en plus grande du lâché.

Visite d'un nommé Delteil qui s'occupe de recueillir auprès des anciens camarades de Piron les fonds nécessaires à sa sépulture. Il me cite le texte exact de la lettre d'adieu à ses amis, trouvée sur sa table dans la chambre où il s'est pendu : "J'en ai plein le c... Je me pends. Piron". Il était un lointain descendant du célèbre Piron, fameux ivrogne déjà.

23 [janvier 1929]

Fatigue. Mauvais état. Bonne matinée de travail cependant à l'Icare. Après-midi, corrigé le mouvement des bras du docteur Terrier dans le bas-relief.

25 [janvier 1929]

Grippe sans gravité. Télép[hone] de M. Hull auquel je ne puis répondre. Plus tard, M. de Manthé de la part de Vincent Auriol, à propos d'un article à faire paraître dans l'Illustration. Question à reprendre la semaine prochaine lorsque je serai guéri. Mais un mot de M. de Manthé me donne des inquiétudes pour la question financière.

26 [janvier 1929]

Lu la Vie de Carpeaux, de G[eorges] Lecomte. Comme c'est mal fait. La vérité est que lorsque Carpeaux fit son Ugolin, il était dans une voie magnifique. S'il avait pu s'y maintenir il eut été l'un des plus grands sculpteur de tous les temps. Mais il manquait d'abord de culture profonde. Même s'il était resté à Rome rien ne dit qu'il eut pu s'égaler encore. Paris devait fatalement le perdre irrémédiablement. Ni la Flore du Louvre, ni les quelques bons bustes qu'il fit à la Cour n'infirment ce jugement. Ces œuvres témoignent au contraire que le malheureux avait une valeur vraie qui fut vite et complètement gâchée.

26 [janvier 1929]

La maladie légère a cet avantage que vous immobilisant elle vous isole. C'est un peu comme un voyage ou une cure. Les préoccupations pratiques et immédiates des travaux[15] s'éloignent, passent au deuxième plan. On ne pense plus qu'à l'œuvre pour elle-même. Alors c'est la joie, cette sorte de poussée intérieure que seuls les artistes peuvent[16] connaître. C'est le bienfait de la solitude, de la méditation intérieure. Ainsi je laisse apparaître devant moi tous mes projets. L'avenir seul est intéressant car on espère toujours faire mieux que ce que l'on a déjà fait. Très sincèrement je pense que je peux faire beaucoup mieux que tout ce que j'ai fait. Devant moi quel monde encore! Il faut que ces très prochaines années, en dehors des commandes qui sont nombreuses : Sun Yat Sen, Terrier (pas très content), d'Estournelles de Constant, Paul Adam, Amiral de Grasse, maréchal Douglas Haig (probablement), voient naître la Sulamite du Cantique des cantiques et Prométhée. Je rêve aussi d'un Michel-Ange et d'une Ève couchée, un grand nu ample, la tête portée sur le serpent lové.

Marcel Knecht justement a fait téléphoner pour me dire que la statue du maréchal Haig me serait plus que probablement confiée, mais que ce n'était pas encore officiel. Tout cela se décidera probablement cette semaine.

Et dans l'énumération des œuvres futures, j'oubliais les Fantômes! Victor Hugo oubliant dans son œuvre, la Légende des siècles, Michel-Ange, le Moïse.

27 [janvier 1929]

Malgré un peu de fatigue, bon travail à l'Icare. Le geste a de l'élan, la tête fait bien. Cette figure va être moulée. Je ferai ensuite les ailes, les draperies. Comme cela, mon mouvement se conservera intact[17], malgré son importance une œuvre secondaire.

Pas très content de la manière dont marche l'atelier. Ils en prennent un peu trop à leur aise. La jeunesse actuelle est singulière. On sent vraiment qu'ils ne travaillent chez vous, pour la plupart, que pour l'influence que vous représentez. Fort exigeants. Bien peu de talent.

Téléphone de M. Berthod, pour le monument Terrier. L'inauguration aura lieu le 24 février.

Encore pas de décision de prise pour les marbres de Sun Yat Sen.

30 [janvier 1929]

Enchanté de mon esquisse de Grasse. Les documents recueillis chez Fouqueray ont été précieux. Cela donnera un monument original et pas ennuyeux au moins. Le groupe des matelots tirant le palan qui ramène le canon en place sera passionnant. Ce serait à faire pour son plaisir, même sans commande.

Presque achevé la pierre du petit bas-relief Terrier. À l'idée de ce travail d'aujourd'hui, je m'étais levé de mauvaise humeur. Ce métier est si passionnant que même sur un travail d'intérêt médiocre, on est pris. Le groupe Rosengart par contre vient de mieux en mieux. Enfin une pierre non négligée. Cette négligence, je l'ai regrettée encore aujourd'hui, devant le Bouclier, complètement fini à la Fonderie. Ç'aurait pu être, ç'aurait dû être une chose tout à fait très bien. Ce Weissweiller quel serin!

Vu Pinchon à la Société coloniale. Nous parlons affaires de Bourse.

31 [janvier 1929]

Le monument de Grasse sera tout à fait bien, s'il se fait. Je le saurai ces jours-ci. Je suis tout à fait content de l'esquisse. Ce sera un travail considérable, mais le grand bas-relief formant fond sera excessivement intéressant à exécuter, et même la statue à laquelle je donnerai un aspect un peu débraillé. Bien travaillé au petit bas-relief Terrier. En somme fini. Téléphone aujourd'hui de Hulot. Aucune décision n'est encore prise à la Faculté pour le monument Terrier. En tout cas, je suis prêt.

Décision prise pour la dorure du Bouclier[18]. Reçu la visite d'un intelligent garçon envoyé par Le Roux. Visage d'un de ces artisans éternels, de ces gens qui aiment leur métier, aussi modeste soit-il, ils y apportent amour et goût. M'a confirmé mon impression que la dorure au mercure obligerait ensuite à une véritable peinture sur le métal, car la dorure au mercure est impatinable. Je me rallie en fin de compte à la dorure à la feuille. Je serai beaucoup plus maître de mon affaire. Et ça se fera ici, sous mes yeux.

Téléph[one] de M. Hull qui viendra demain voir l'esquisse de Grasse. Mais je ne sais pas si les démarches ont déjà été faites par l'ambassade des États-Unis pour offrir la statue et demander l'emplacement.

Autre téléph[one], M. Berthod qui viendra lundi voir la statue Terrier.

Enfin visite de Paulin pour l'agrandissement de l'Icare. Un peu abandonné cette statue. C'est dur de mener à la fois tant d'œuvres importantes.

En vérité je me sens très fatigué. Et tant de belles choses qui ne sont pas des commandes et qui sont là dans ma tête et mon cœur et mes doigts et qui dorment! Quand j'aurai le temps de les faire en aurai-je encore la force!

 

[1]    Propriété d’un frère de P.L.

[2]    . Au lieu de : "que je n'aurai", raturé.

[3]    . Alice Landowski, épouse d’Henri.

[4]    . Suivi par : "coûteuse, qui paraît-il, lui faisait accepter des combinaisons", raturé.

[5]    Le Bouclier aux morts.

[6]    . Au lieu de : "amis", raturé.

[7]    . Au lieu de : "Italie", raturé.

[8]    . Au lieu de : "français", raturé.

[9]    . Au lieu de : "ils n'ont rien apporté", raturé.

[10]  . Suivi par : "de présentation", raturé.

[11]  . C'est la onzième exposition des artistes animaliers qui s'ouvre en janvier, galerie Charpentier.

[12]  . Jeanne Bergson.

[13]  . Suivi par : "ni a une action physique aussi puissante", raturé.

[14]  . Au lieu de : "un phénomène", raturé.

[15]  . Suivi par : "brusquement", raturé.

[16]  . Au lieu de : "doivent", raturé.

[17]  . Suivi par : "Mais tout de même, ce monument-là", raturé.

[18]  Le Bouclier aux morts.