Mars -1956

3 mars [1956]

Visite d'un reporter de Paris-Match pour le monument du Trocadéro[1]. Je l'emmène au chantier. Il me parait impressionné.

4 mars [1956]

Visite d'un élève de Leygue, un jeune Jeanclos. Il me parait fort intelligent.

Tombé sur un livre qu'avait Gérard[2] : Emmène-moi au bout du monde, par Blaise Cendrars. C'est assez suffoquant. Mais du talent. Vigoureux. J'aime assez.

Je devrais préparer la séance de mercredi prochain pour les membres libres. Cette affaire me dégoûte. Elle est absurde et lâche. Je m'en tourmente trop. Il faut cependant défendre l'indépendance de nos votes. Autrement nous allons tomber sous la coupe des snobs, c'est-à-dire des artistes sous contrat avec les marchands, finalement sous l'influence des marchands. Ça se passera peu à peu, comme au Comité de l'Expansion artistique à l'étranger.

5 mars [1956]

C'est Formigé qui a lancé Jaujard à l'Institut. Il veut la grande croix de la L[égion] d'h[onneur]. Alors, par courtisanerie, il lui avait promis son élection. Il est très gentil, Jaujard. Beau garçon. Souriant toujours. Et tout à fait dans les mains des conservateurs de musées, tous ces sophistes dont l'honnêteté est même douteuse. Il était impossible de s'opposer à la candidature d'un homme dans la situation de J[aujard]. Nous voilà avec trois directeurs des B[eau]x-A[rts]! D'entre eux, je m'en aperçois, le plus faux est P[aul] Léon. Comment vont se passer les choses après-demain?

Au Trocadéro[3], malgré le grand froid, travaillé au groupe qu'on pourrait appeler Piéta.

Nous avons dû vendre des actions pour payer nos impôts.

6 mars [1956]

Le père Coutan, ce pince sans rire, disait : "Ce qui est difficile à faire, c'est l'autre œil…". J'y pensais aujourd'hui en travaillant à l'oeil de la Piéta de mon groupe du Trocadéro. Excessivement incommode d'y travailler. La tête du jeune mourant est un obstacle. Il faut se tortiller sur l'échafaudage.

7 mars [1956]

Comme je m'y attendais, séance odieuse aujourd'hui à l'Académie. Sans presque aucune discussion, brusquement Büsser, comme ayant reçu un ordre à mis aux voix l'article VII d'un des projets préparé en commun par Hautecœur et Paul Léon. Malgré des protestations nombreuses, les membres libres qui n'ont pas de droit de vote aux élections des titulaires ont voté. Nous avons eu le tort de voter. Nous aurions dû refuser de voter, surtout le jour même. Il y a deux ou trois ans l'Académie avait décidé formellement de ne pas voter le jour même lorsqu'il s'agissait de questions importantes. Je l'ai rappelé. Mais alléguant l'ordre du jour chargé de la prochaine séance, Büsser a passé outre. Sûrement que Paul Léon lui avait téléphoné de faire son possible pour enlever le vote immédiatement. Malheureusement les autres ne m'ont pas soutenu. Évidemment on avait battu le rappel auprès des membres libres. Rouché qui ne vient jamais était là. Et Lejeune et Fouqueray sont partis au milieu de la séance. Le vote n'était d'ailleurs pas annoncé sur la feuille de convocation. Au milieu d'une grande confusion et de protestations, le vote a eu lieu. L'article désastreux a été voté par 19 voix contre 17. Donc une majorité de 17 artistes contre 9 artistes. Vote parfaitement immoral. Qu'aurait-il fallu faire? Un acte violent, comme lorsque l'urne m'a été présentée, mettre la main dedans et jeter tous les bulletins en l'air. J'y ai pensé trop tard. Ça aurait été le moyen de tout remettre au mercredi suivant. Esprit de l'escalier, hélas! Je crois que cette séance du 7 mars est la plus laide séance de toute l'histoire de l'Académie des Beaux-arts.

8 mars [1956]

Büsser me téléphone que Hautecœur a dû hier soir rédiger et envoyer le texte de l'arrêté à faire signer par le ministre. Ce n'est évidemment pas vrai, car il y a tous les autres articles à voter. Je reçois un mot de Gaumont où il me dit son dégoût de ce qui s'est passé hier. Lemaresquier a écrit une lettre de protestation à Büsser. Lejeune aussi, qui ne pensait pas qu'on allait voter hier. Martial aussi. Et moi-même pour protester contre le vote à l'esbroufe.

10 mars [1956]

Au musée Galliéra une exposition dite "Les peintres témoins de leurs temps". C'est une exposition de portraits. Le choix des exposants avait été fait par l'aréopage des musées, probablement aussi avec le concours des marchands de tableaux. On est accueilli à l'entrée par une énorme toile de ce Bernard Buffet! que lance Drouant-David. C'est le portrait collectif de l'Académie Goncourt. Heureusement que tous ces portraiturés ont plus de talent que leur peintre. Cette toile est aussi faible que laide. C'est un pas de plus dans la décadence que l'Hommage à Cézanne de Maurice Denis marquait déjà. Le dernier beau portrait collectif est celui fait par Bastien-Lepage. Cette exposition est l'affirmation claire de la décadence de la peinture française. Résultat de l'importance de plus en plus grande prise par la littérature dans les Beaux-Arts. Je n'ai vu qu'une seule toile intéressante : le Portrait du marquis de Cuevas par un nommé Hilaire. Effets de coulisses, de réflecteurs, etc., bon tableau. Yves Brayer a peint un Jean-Louis Barrault, comme toujours un peu superficiel. Fontanarosa moins bon que d'ordinaire. Chapelain-Midy présente un nu de femme, faible. C'est plus difficile à peindre qu'une nappe. Fougeron paraît faire quelque progrès, il est comme tous ces jeunes hommes, très faible. Il a commencé à l'envers. Le jeune Bezombes qui promettait a peint sans force un Jules Romains. Quelques bustes dont celui de Mme Auriol par Gimond. Comme c'est froid, vide, insensible. Mais rien de plus comique que le grand portrait officiel du Président Coty. Je ne me rappelle plus le nom du peintre. C'est en tout cas un homme du plus parfait mauvais goût. C'est théâtral et grotesque. Mac Avoy a peint un Picasso qui a l'air d'un aliéné, prêt à vous sauter dessus. Pas un seul vrai beau morceau de peinture. Tristesse.

Nous finissons l'après-midi chez Jérôme qui exposait un ensemble décoratif pour le Centre-Afrique. C'était un beau peintre. Je n'ai plus retrouvé les belles qualités de matière qu'il était encore un des rares à posséder.

12 mars [1956]

Visite de Paulette[4] qui me trouve en très bon état. Rien au cœur. Rien aux poumons.

Je travaille au nouveau bouclier de la France Trocadéro[5]. Je suis inquiet vraiment de ce monument. Depuis le début je cherche à relier la guerre 1914 à notre passé historique. Le bouclier nouveau n'est qu'un truchement. Je cisèle dessus les champs Catalauniques, Poitiers, Jeanne d'Arc, Jemmapes, Valmy, tous les grands mouvements de libération qui sont les grands moments de l'histoire de la France. De temps en temps me revient la pensée de cette France à la robe toute ornée par ces grands thèmes de son histoire. Ou bien j'avais pensé à les sculpter en arrière-plan, comme des visions. Sculpturalement ça ne s'arrangeait pas. Pourquoi je continue à être hanté…

13 mars [1956]

Travail au nouveau bouclier : les champs Catalauniques; début de l'an II; Jeanne d'Arc, au centre, prend peut-être trop d'importance.

14 mars [1956]

Déjeuner au Dernier-Quart, nouveau nom : les Deux-Quarts. Galtier me raconte les débuts de J[acques] Jaujard. Faisait le secrétaire particulier de Chautemps, qui le prit dans son cabinet. Puis, à sa chute, le nomma aux Beaux-arts. En somme, débuts ordinaires d'un jeune homme intelligent.

J'allais à la séance de l'Académie, dans un grand sentiment de tristesse et d'inquiétude. On s'est laissé rouler mercredi dernier. Quand la dernière séance, mercredi dernier, fut levée, presque tous disaient : Un vote pareil, dans ce désordre, dans cette confusion, n'est pas valable. Paul Léon, naturellement a pris la parole. Tout douceur. Pontremoli et moi avons pris la parole pour signaler l'irrégularité du vote. Formigé a soutenu très lâchement le point de vue des membres libres. La discussion avait commencé par la mise aux voix du procès-verbal. J'ai proposé à l'Académie de ne pas le voter. Discussion. Büsser est un président déplorable. Il obéissait à des ordres, c'était visible. Il n'a pas mis aux voix l'approbation du p[rocès-]v[erbal]. Cela s'est terminé dans la confusion. Si on avait voté aujourd'hui, les artistes auraient eu la majorité. Lejeune était là, Jaulmes aussi, Domergue revenu du midi. Mais je ne sais pas, comme il est placé à côté de Sarraut, s'il aurait voté avec nous. La faute des artistes, en cette affaire, est de ne pas nous être réunis, entre nous, pour avoir une ligne de conduite. Faire une manifestation lorsque, malgré le règlement, les membres libres ont voté sur la question électorale et administrative. Büsser a reçu plusieurs lettres de Bouchard, de moi, de Martial et plusieurs autres qu'il n'a pas lues, de Lemaresquier aussi.

Tandis qu'il était évident que les membres libres tenaient, à part, des conciliabules avec les neuf artistes qui espèrent, non sans raison d'ailleurs, avoir désormais toujours la majorité, être en somme les maîtres dans l'Académie. L'esprit de coterie va désormais régner souverainement, pour le triomphe des marchands de tableaux en fin de compte. Car ces messieurs les membres libres font dans leur culotte à la menace d'être accusés de ne pas être : "modernes"… Et maintenant, habilement coincés par ce premier vote néfaste, il va falloir voter les autres dispositions, diminution des membres libres ramenés à huit, ce qui est idiot. C'était très bien de pouvoir avoir parmi nous ces hommes très divers, à condition de ne pas les laisser s'immiscer dans les élections professionnelles. Et qui peut assurer que le ministre, quand on va lui soumettre ce règlement incohérent, ne trouvera pas bon d'augmenter les membres libres, par exemple? Car, si il fait examiner l'aff[aire] par ses bureaux, on trouvera singulier qu'après avoir augmenté de deux les membres libres, il y a dix ans, on les diminue de quatre aujourd'hui. Comme tout cela sera finalement examiné et sanctionné par des bureaucrates, ce seront encore les artistes qui subiront une brimade de plus… Comme toute cette histoire est mesquine et ridicule.

15 mars [1956]

Travaillé au Troc[adéro][6]. On a installé le modèle de corniche que les architectes tiennent absolument à poser. Absurde. Loin de protéger la sculpture contre la fameuse goutte d'eau, ça l'enverra en plein sur le monument, cette fameuse goutte. Il faisait périlleusement froid sur ce chantier ce matin.

16 mars [1956]

Le Cantique des cantiques devait partir ce matin pour le royaume d'A[ndré]. Cornu! J'ai demandé d'attendre.

18 mars [1956]

Hier à Lyon, pour la présentation du Fou. Cette pièce donne bien ce que j'en espérais. Voilà du bon modernisme. Attaque d'un problème essentiellement actuel. Aussi bien le livret que la partition sont excellents. Malheureusement d'importantes erreurs de mise en scène. D'une manière générale, on ne sent pas assez qu'on est dans une ville au dernier degré d'épuisement. L'acte du laboratoire, parfait de pensée, bien original avec l'apparition du double, phénomène réel, est vraiment mal réglé. D'abord le double ne ressemble pas à son prototype. Puis, le laboratoire même est beaucoup trop conventionnel, avec ces effets faciles de lumières qui sentent plus le music-hall que le lieu de travail d'un savant, inventeur d'un engin terriblement efficace (le problème de la bombe atomique). Le dernier acte est bon, d'un effet très dramatique. L'émotion a été grande dans le public. Et le succès très grand…

Après la représentation, réception au foyer du théâtre par une société d'amateurs d'art et de musique et qui s'appelle ... Le président est Loquart, très enthousiaste du Fou et de son jeune auteur[7]. Loquart est graphologue.

Lu dans le train retour, un livre de l'ambassadeur Quaroni : Croquis d'ambassade. Très bien. Il a connu beaucoup de Russes de la révolution.

19 mars [1956]

Au Troc[adéro][8] ce matin, pas fameuse impression. La tête de la France notamment fait mince. Ce monument, si important, ne sera pas de mes meilleurs. C'est dramatique. Par contre le nouveau bouclier fait bien. Il aidera à sauver cette figure de France, peut-être?

Téléphone de Jacques Meyer qui m'annonce la visite de Dorgelès et Genevoix.

21 mars [1956]

Encore la mesquine querelle des membres libres. Discussion très aigre à propos du p[rocès-]v[erbal] de la séance néfaste du 7 mars. À plusieurs, nous protestons contre le fait que Büsser n'a pas lu les lettres de protestation de plusieurs d'entre nous. Et voilà que Paul Léon se lève et fait son propre panégyrique et celui des membres libres, critiques d'art. Il a déclaré proprement ceci, entre autres : "Il faut autant de talent pour critiquer une œuvre d'art que pour la faire". Sarraut s'est levé à son tour pour faire un éloge grotesque de David-Weill, dont il prononce le nom en le filant, comme un nom de femme. Je me suis retenu pour ne pas répondre violemment. Mais le vote a eu lieu. Ça ne servirait plus à rien. Il vaut mieux attendre la discussion des autres articles. Il faudrait que les artistes se réunissent, entre eux, pour avoir une ligne de conduite commune. Je me suis retenu pour ne pas citer ce qu'écrivait Flaubert à un critique : "Vous êtes au dernier échelon de l'art, ce que le mouchard est au soldat". Et aussi pour rappeler à Sarraut que le riche banquier D[avid-]W[eill] n'avait laissé aucune fondation pour l'Académie et qu'il avait vendu fort cher en Amérique sa belle collection de peintures du XIX° siècle, avec David (plusieurs) et  des Delacroix, etc.

Ibert a été élu.

Au Trocadéro, la visite de Dorgelès et Genevoix. Bien qu'on ne se rende pas très bien compte à cause du manque de recul, ils paraissent fort contents et ne comprennent pas les dessous de la campagne haineuse du Fig[aro] Litt[éraire].

De là chez Ibert, souffrant. Büsser qui a voté contre lui, pour Loucheur, arrive avec sa ronde bobine rouge, l'embrasse :

— Ah! Jacques! Il y a longtemps que tu devrais être parmi nous!

Il cligne des yeux et puis s'en va.

Visite aussi de Gaston Riou, toujours élogieux. Il prétend que Béria a été exécuté par ses camarades, pendant une réunion du Conseil. Etranglé. Etranglement préventif, car il préparait la liquidation de ses collègues.

Jacques Meyer vient voir le nouveau bouclier. Il manifeste la crainte que la Jeanne d'Arc fasse accuser le comité de cléricalisme! J'explique que la Jeanne d'Arc est là au même titre que Mérovée des champs Catalauniques et les combattants de Valmy. Il me demande cependant de ne rien changer à ce qui a été accepté par la commission de l'Intérieur.

23 mars [1956]

Visite de Jacques Meyer et Nicod qui s'occupent de la brochure. Ils sont d'accord pour me demander avec insistance de ne rien changer au bouclier. Tant pis.

Visite de Jeanniot, Gaumont, l'excellent M. Han, Jeanniot et Gaumont, semblent réellement satisfaits. Tant mieux. Mais le moins satisfait, c'est moi. Je n'ai pas eu la trouvaille. Je l'entrevois cependant, trop tard. C'est pire que l'esprit de l'escalier. Visite aussi de la si charmante Mme Charles Schneider. Quelle délicieuse et intelligente femme!

24 mars [1956]

Seul ce soir dans ma baraque. L'impression n'était pas mauvaise, même bonne. Cependant je sais que ce n'est pas du bon moi. Et beaucoup de travail encore.

26 mars [1956]

Le bouclier commence à être ébauché, tel que sur la maquette. Je regrette le nouveau qui aurait apporté là un intérêt.

Je crois une grosse erreur l'attitude du MRP, dans la question algérienne. Il pousse à la résistance absolue aux désirs du peuple algérien. Il semble cependant que sans violence cette histoire pourrait s'arranger dans un sens très libéral, ce qui serait dans la tradition de la France.

27 mars [1956]

Gaumont vient au chantier[9]. D'en bas il me donnait avis sur les résultats du travail que je faisais sur le visage de la France. Nous bavardons. Il me dit avoir trouvé des textes de Valéry, assez absurdes, qu'il se propose de lire à l'Académie. Il me dit que pendant cette scandaleuse séance du 7 mars, il voyait Paul Léon faire des signes à Büsser pour le pousser à bousculer le vote. Le garçon de bureau s'est mis à faire circuler l'urne alors que la discussion n'était pas close et que je demandais la remise du vote à huitaine. C'est Untersteller qui, paraît-il, a fait signe au garçon de recueillir les bulletins. C'est à ce moment que les artistes ont fait une faute capitale. Il fallait refuser de voter et quitter la salle. Le mercredi suivant ils n'auraient pas eu même la mesquine majorité qu'ils ont eue. Quelle indignité! Quelles tricheries!

28 mars [1956]

Parnotte, le photographe de l'ancienne Illustration m'apporte toute une série de photos prises pendant différentes étapes du monument.

30 mars [1956]

Enterrement du cher Fouqueray, mort subitement il y a quelques jours. Avec Aubry, Grange, Martial, nous nous demandons comment rattraper le vote truqué du 7 mars.

Françoise[10] part pour sa tournée de concerts en Égypte et en Abyssinie.

En Nord Afrique, bien des appétits se font jour. Voilà que le Maroc déclare qu'une partie du Sahara lui appartient.

31 mars [1956]

Le vrai problème du modernisme n'est pas dans la recherche des formes extravagantes. Il est dans l'interprétation sculpturale des sentiments de notre temps et du costume moderne, quand même ne serait-ce que la boucle d'un ceinturon.

J'ai la surprise de voir arriver le général Weygand. Que cet homme est simple et sympathique. Il est très content de ce qu'il voit. Que ne puis-je l'être autant. Exceptionnels sont les gens qui s'imaginent autre chose que ce qu'on leur montre. Mais, moi qui ai horreur du banal, moi qui commence, trop tard hélas! à sentir ce que j'aurais du faire...

Algérie. On a incarcéré Claude Bourdet pour un article de l'Observateur. Le gouvernement a reçu pleins pouvoirs du parlement. Il n'ose pas s'en servir. Il continue à atermoyer, faisant semblant d'avoir un programme. En fait, il n'en a pas. Pour l'instant, il attend la rentrée parlementaire.

 

 

[1] A la Gloire des armées françaises.

[2] Gérard Caillet.

[3] A la Gloire des armées françaises.

[4] Paulette Landowski.

[5] A la Gloire des armées françaises.

[6] A la Gloire des armées françaises.

[7] Marcel Landowski.

[8] A la Gloire des armées françaises.

[9] Du monument A la Gloire des armées françaises.

[10] Françoise Landowski-Caillet.